Energie : plafonner le prix du pétrole russe peut conduire à une pénurie, prévient Moscou



Le vice-Premier ministre russe Alexandre Novak a annoncé que la Russie ne vendrait des produits pétroliers qu’aux pays qui collaboreront avec elle aux conditions du marché, et mis en garde contre les conséquences sur le marché d’un telle mesure.

Alexandre Novak, vice-Premier ministre russe, a réagi le 4 décembre au plafonnement du prix du pétrole russe, introduit le 2 décembre par l’Union européenne (puis plus tard par le G7 et l’Australie), en annonçant que la Russie vendrait «du pétrole et des produits pétroliers aux pays qui travailleront avec [elle] aux conditions du marché. Même si [elle devait] réduire un peu la production». 

«Dans la pratique nous n’allons pas utiliser les outils liés au plafonnement du prix. Maintenant nous sommes en train d’élaborer des mécanismes d’interdiction d’utilisation du plafonnement du prix, quel que soit le niveau fixé», a-t-il en outre fait savoir. Pour la Russie, «de telles interférences peuvent conduire à une déstabilisation encore plus grave sur le marché, à une pénurie de ressources énergétiques et à une réduction des investissements», a souligné le ministre russe. 

Le Kremlin avait déjà prévenu que la Russie ne livrerait plus de pétrole aux pays qui adopteraient ce plafonnement. «Nous n’allons pas accepter ce plafonnement. Nous vous communiquerons la façon dont le travail sera organisé, après l’analyse qui sera rapide», avait déclaré la veille Dmitri Peskov selon des propos rapportés par l’agence de presse ruse TASS. 

Le cours du baril de pétrole russe (brut de l’Oural) évolue actuellement autour de 65 dollars, soit à peine plus que le plafond européen, impliquant un impact limité à court terme. 



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