«Il y a beaucoup en jeu» : Ursula von der Leyen opposée aux appels à un cessez-le-feu en Ukraine ?



En déplacement aux Etats-Unis, la présidente de la Commission européenne a exprimé son point de vue sur les appels à un cessez-le-feu en Ukraine, justifiant sa position en faisant valoir des enjeux dépassant la seule cause ukrainienne.

Actuellement en déplacement outre-Atlantique, Ursula von der Leyen s’est exprimée le 22 juin à l’université de Princeton, dans le New Jersey.

Rapporté dans la presse belge, un passage de son intervention comporte une dimension que d’aucuns pourraient juger cynique au moment où le conflit militaire russo-ukrainien entame son huitième mois : «Ursula von der Leyen s’oppose aux appels à un cessez-le-feu», apprend-on en effet dans le quotidien La libre Belgique.

«Je sais que certains appellent à la fin des combats, mais je dois dire que la réalité telle qu’elle est : si la Russie arrête de combattre, la guerre est finie, si l’Ukraine arrête de combattre, il n’y aura plus d’Ukraine», a notamment estimé la présidente de la Commission européenne au cours de son intervention.

Il y a beaucoup en jeu, pas seulement pour l’Ukraine mais aussi pour l’Europe, pour la communauté internationale et pour l’ordre mondial

Le chef de l’exécutif européen a en outre justifié sa position en faisant valoir des enjeux dépassant la seule cause ukrainienne.

«Il y a beaucoup en jeu, pas seulement pour l’Ukraine mais aussi pour l’Europe, pour la communauté internationale et pour l’ordre mondial», a-t-elle poursuivi. Citée par la presse belge, Ursula von der Leyen a par ailleurs appelé à faire durer les sanctions occidentales imposées à la Russie, qu’elle a qualifiées de «mordantes».

Josep Borrell avait déploré la volonté de certains Européens de «mettre fin à la guerre» en raison de son coût

Les propos de la présidente de la Commission européenne font écho à ceux qui avaient été prononcés une semaine plus tôt par le chef de la diplomatie de l’UE, Josep Borrell, qui, lors d’un entretien accordé à la presse espagnole, avait déploré la volonté de certains Européens de «mettre fin à la guerre» du fait de son coût important pour les sociétés européennes. Il avait alors dénoncé «une mentalité qui doit être dépassée». 

Revendiquant une position d’unité et de force à travers les trains de sanctions qu’elle a adoptées contre la Russie, l’Union européenne se conforme dans le même temps à la politique étrangère américaine sur le dossier ukrainien.

Et les mesures punitives que l’UE a mises en place contre la Russie sont, dans la perspective d’une crise énergétique majeure sur le Vieux continent, de plus en plus contestées au sein des pays membres, ainsi qu’en témoignent de récentes mobilisations citoyennes en République tchèque, en France ou encore en Autriche.



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